EDMONTON, le jeudi 18 février 2021 – Le Conseil de développement économique de l’Alberta (CDÉA) accueille favorablement le processus de modernisation des langues officielles au pays que souhaite mettre de l’avant le gouvernement fédéral dans les prochaines semaines.

Le CDÉA, en compagnie d’autres leaders francophones en matière de développement économique, a eu la chance de rencontrer la ministre du Développement économique et des Langues officielles, Mélanie Joly, afin de discuter des plans de réforme du gouvernement du Canada en matière de langues officielles.

L’objectif du gouvernement est clair : favoriser la progression vers l’égalité réelle du français et de l’anglais dans la société canadienne tout en reconnaissant la réalité des communautés de langue française en situation minoritaire au pays et la nécessité de protéger les minorités linguistiques. « Après plusieurs mois d’attente, nous saluons les efforts du gouvernement fédéral afin d’assurer un meilleur rayonnement et une plus grande valorisation de la langue française, comme langue officielle, en Alberta, dans l’Ouest canadien et dans tout le pays », a souligné le directeur général du CDÉA, Étienne Alary.

« En matière de développement économique et en ayant une vision de développement d’une culture d’affaires en français, les principes directeurs du gouvernement sont une très bonne nouvelle pour l’écosystème albertain. Permettre à plus de jeunes de parler français, accroître le nombre d’immigrants francophones, encourager une utilisation accrue de langue française, voilà de nombreuses pistes qui permettront, ultimement, à nos entrepreneurs d’avoir accès à davantage de main d’œuvre bilingue et accroître la possibilité de faire des affaires dans les deux langues officielles », indique M. Alary.

Le CDÉA souhaite maintenant poursuivre la conversation avec la ministre Joly afin de voir le gouvernement fédéral reconnaître la contribution des organismes sur le terrain par la mise sur pied de nouvelles mesures positives. « Le plus grand défi du côté économique est la fidélisation de nos entrepreneurs. Dans l’Ouest canadien, les Organisme francophones à vocation économique (OFVE) accompagnent les entrepreneurs, mais ils doivent à un certain moment les diriger vers des entités anglophones pour finaliser leur dossier, par exemple, en termes de financement. Une fois le client transféré, il ne reviendra pas. Alors qu’un plan de relance économique ambitieux est sur le point d’être annoncé, comment pouvons-nous profiter de la modernisation de la Loi sur les langues officielles pour évaluer la possibilité de permettre aux OFVE de jouer entièrement leur rôle », souligne Étienne Alary.

– 30 –

Contact :

Étienne Alary,

Directeur général, CDÉA

etienne.alary@lecdea.ca