Mené par l’entrepreneur Aurélien Balondona et The Can Company, un groupe de sept investisseurs a décidé de prendre le problème de la fumée secondaire à bras le corps en offrant la possibilité aux fumeurs d’y vaquer sans déranger les autres. Ce faisant, le groupe propose un tout nouveau produit sur le marché : The Breathing Room.

Cette chambre forte révolutionnaire est en fait un conteneur truffé de technologies qui permet de traiter et de purifier la fumée. Dans cet espace, les personnes qui fument, que ce soit du tabac ou du cannabis, pourront se connecter au réseau internet sans fil, recharger leur téléphone cellulaire et se tenir informés des dernières nouveautés grâce à deux écrans de télévision.

« Nous offrons à la communauté la possibilité de jouir des espaces publics sans fumée. Nous souhaitons permettre une consommation intelligente sans nuisance aux non-fumeurs », explique Aurélien Balondona, ingénieur technologique de The Can Company.

Chauffée et à l’épreuve du feu, The Breathing Room a passé le test de la Canadian Standards Association (CSA).

Un éventail de possibilités
« Les possibilités d’usage de The Breathing Room sont multiples. Le domaine résidentiel, les restaurateurs, les promoteurs de festivals, les blocs-appartements ou encore les hôpitaux, tous pourraient bénéficier de ce produit », commente M. Balondona. Il ajoute que des modules peuvent s’ajouter à l’espace pour l’agrandir autant que souhaité. « On peut y accueillir jusqu’à 100 personnes », poursuit-il.

Parmi les investisseurs, Mario Raymond, propriétaire d’une entreprise de vitrerie à Edmonton, se montre très enthousiaste. « La structure est solide, on peut notamment la transporter grâce à des roulettes », souligne-t-il. L’intérieur, totalement modulable, peut être également adapté aux souhaits du client. Selon M. Raymond, le potentiel de The Breathing Room est énorme.  « Par exemple, on peut superposer deux conteneurs et faire de la partie supérieure un lounge ».

Les prochaines étapes pour The Can Company sont de développer des contacts avec les municipalités afin de déployer le produit sur le territoire. De plus, si les lois le permettent, la prochaine génération pourrait intégrer des machines distributrices de cannabis et des produits de tabac.